Anesthésie

L’équipe du Pôle Santé République est composée de 12 anesthésistes.

Ils sont tous spécialisés dans la prise en charge des techniques d’anesthésie loco-régionale, en particulier les blocs para-vertébraux pour la chirurgie mammaire.

Le groupe des anesthésistes du PSR fait partie des premières équipes françaises d’anesthésie à développer la pratique de l’anesthésie loco-régionale(ALR) écho-guidée. C’est ainsi que le PSR est devenu un centre référent national reconnu en ALR échoguidée.

A ce titre le groupe des anesthésistes du PSR reçoivent des médecins stagiaires à former pour ce type d’anesthésie. Une convention a également été signée avec le département d’anesthésie-réanimation du CHU de CLERMONT-FERRAND pour former des internes à la technique d’ALR échoguidée. (Durée d’un stage : 1 mois).

Toujours dans ce cadre, les anesthésistes du PSR organisent annuellement,( au mois de décembre durant 3 jours) en association avec d’autres collègues français et étrangers les ATELIERS EN ANESTHESIE LOCO-REGIONALE ECHO-GUIDEE: cette réunion est une des plus importantes organisées dans cette discipline en FRANCE

  • L’HYPNOSE: plusieurs anesthésistes du PSR se sont formés à la pratique de l’hypnose médicale appliquée en ANESTHESIE. Aujourd’hui l’hypnoanalgésie se pratique régulièrement au PSR.
  • Les anesthésistes du PSR se sont investis dans la Récupération Rapide Aprés Chirurgie (RRAC) pour rendre les patients autonomes trés rapidement(aprés chirurgie prothétique de hanche ou de genou ou de ligamentoplastie de genou) et ainsi raccourcir les durées d’hospitalisation en toute sécurité avec une analgésie parfaite.

L’anesthésie pour la chirurgie mammaire.

La chirurgie carcinologique mammaire est réalisée sous anesthésie générale dans la grande majorité des cas. Cela permet une efficacité anesthésique parfaite et un confort psychologique maximal pour le patient.

Toutefois, ces interventions peuvent également s’effectuer sous anesthésie générale associée à une anesthésie locorégionale (bloc paravertébral et/ou infiltration d’anesthésique local), afin de maintenir la zone opérée endormie après l’intervention pendant une durée allant de quelques heures à plusieurs jours si on laisse en place un cathéter périnerveux.

Mais l’intérêt de l’anesthésie locorégionale ne se résume pas à la diminution de la douleur post-opératoire. En effet, des données scientifiques récentes font apparaître que les patients opérés de pathologie mammaire cancéreuse qui ont bénéficié d’une anesthésie locorégionale associée à l’anesthésie générale, présenteraient localement moins de récidives tumorales, mais aussi moins de métastases à distance.

Cette découverte importante pourrait avoir deux origines :

  • 1) Une action anti-tumorale des produits anesthésiques locaux utilisés, ce qui a été clairement mis en évidence sur des cultures de cellules cancéreuses.
  • 2) Une diminution de la consommation de morphine chez les patients qui ont bénéficié de l’anesthésie locorégionale associée à l’anesthésie générale. Il a effectivement été suggéré que la morphine pourrait diminuer l’efficacité du système immunitaire (effet immunodépresseur ) à l’encontre des cellules « anormales », en l’occurrence les cellules cancéreuses. De ce fait, avec un confort amélioré par l’anesthésie locorégionale et moins de douleurs post-opératoires, les patients consomment beaucoup moins voire pas du tout de morphine, ce qui pourrait ainsi participer à l’efficacité du traitement anti-cancéreux.

Techniques anesthésiques :

1) L’anesthésie générale consiste à administrer, par le biais d’une perfusion, l’association de plusieurs substances dont les principales sont:

  • a. Un hypnotique, qui permet le sommeil.
  • b. Un analgésique, qui empêche le ressenti de la douleur (phénomène dont le cerveau pourrait avoir l’information malgré le sommeil si on n’en utilisait pas).
  • c. Eventuellement un curare, qui permet le relâchement musculaire parfois nécessaire selon le type de chirurgie.
  • 2) L’anesthésie locorégionale la plus adaptée est le Bloc Paravertébral Thoracique.

    Cela consiste à réaliser une injection d’anesthésique local au contact des nerfs responsables de la sensibilité de la zone opérée. Elle a lieu dans le dos, à coté de la colonne vertébrale, et on la réalise sous contrôle échographique afin de contrôler au mieux la position de l’aiguille et de l’anesthésique local injecté.

    Si on souhaite une anesthésie particulièrement prolongée, on introduit un cathéter au travers de l’aiguille. Alors que celle-ci est immédiatement retirée, le cathéter peut être laissé en place plusieurs jours si besoin, permettant ainsi l’injection en continu de l’anesthésique local pour une prolongation « à la carte » de l’anesthésie de la zone opérée.

    Pour prendre rendez-vous avec l’équipe médicale, cliquez-ici

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